Une
question, qui préoccupe certainement, les nouveaux responsables du service de
la santé publique.
Soit les
soins publics, soit la prévention, soit les domaines des recherches et des
études, soit les soins privés. Tous, des dossiers sont en situation d’attente,
depuis des années pour être revus et restructurés.
Toute
personne qui vient de déménager, afin de suivre des projets ou d’établir des
nouveaux projets, doit d’abord commencer par l’organisation ou la réorganisation de sa
résidence, ainsi il aura un certain confort, une base harmonieuse, un contexte
local favorable, afin d’entamer ces projet en garantissant ainsi un degré de
succès.
A mon avis
c’est une règle qui doit être utilisée dans l’environnement professionnel.
Les nouveaux
responsables de la santé, pour réussir dans leurs projets , et satisfaire les
attentes aussi variées sur le plan quantité que sur le plan qualité, ne doivent
jamais refaire les fautes de leurs précédents. Pour réussir, ils doivent
apprendre à partir des expériences des autres : Qu’est ce qu’ils ont
négligé, sur quels points ils se sont concentrés, pourquoi ils ont
échoué ?.
D'après moi,
ils ont eu une évidence, en croyant que
l’infrastructure administrative du
système du soin est déjà prête, alors, ils ont directement entamé les problèmes
du quotidien, sans aucune diagnostique, analyse ou même un recul. Ils n’ont jamais pu sortir de l’auberge.
En commençant
par une analyse et réorganisation de leur
résidence (
L’administration centrale ), serait une préalable.
Cette
analyse qui touche à la fois le côté organisation, et les valeurs de cet
organisme est une étape inévitable pour faire un commencement de
management afin d’atteindre les objectif
et ressentir le changement.
L’administration centrale est organisée par le décret n° 81-793 du 9
juin 1981, portant organisation des services de l'administration centrale du
ministère de la santé publique.
Ce décret a été modifié plusieurs fois dont les plus remarquables le décret n° 2007-3017 du 27 novembre 2007, et le Décret
n° 2014-3939 du 24 octobre 2014.
La première modification en 2007 a fait élargir les fonctions et les
taches de la Direction de la Tutelle des Hôpitaux, qui est devenue une
direction générale des Structures sanitaires publiques. Cette modification a
regroupé aussi cinq autres Directions : la direction des ressources
humaines, la direction des affaires financières, la direction des bâtiments, la direction de l’équipement,
la direction de l’organisation,
des méthodes et de l’informatique, plus une sous Direction celle du Matériel.
Qui sont tous chapeautées par une Direction générale des affaires communes.
En 2014, une autre modification qui est entrée en vigueur, par un
décret de complément n°2014-3939 du 24 octobre 2014, qui a créé trois nouvelles
unités : Unité de promotion de la santé bucco-dentaire, Unité de
coordination des activités des directions régionales, Unité de suivi des
établissements publics à caractère non administratif et des entreprises
publiques. Un autre décret n°2014-4004 du 30 octobre 2014, portant création
d'une unité de gestion par
objectifs pour le développement des capacités professionnelles des
personnels de la santé. qui est entré en vigueur aussi.
En faisant une lecture qui n’est pas très approfondie à tous ces
textes, on peut signaler plusieurs
remarques :
ü
Qu’il soit le texte initial ou celui qui le modifie, il décrit les tâches de chaque unité ou direction.
ü
Quand il s’agit d’une direction générale ou une direction l’organigramme
y existe.
ü
Des nouvelles créations qui ne répondent pas à un besoin réel, constations
prouvée par l’absence d’une planification
stratégique ou opérationnelle préalable approuvée par la parution des deux textes
à un intervalle d’une semaine.
Ce qu’on peut retirer
sur le plan réel, et d’après le service fourni, que ces directions et unités n’ont
pas accompli la totalité de leurs
missions qui lui sont attribuées. Malgré, que ces unités, directions générales,
directions, sous direction, services, sont souvent gérés par des responsables.
Pourquoi alors, nous sommes encore à ce stade ? .
Plusieurs remarques
sont à signaler, se reliant au côté juridique, d’une part, et à l’interaction
du système administratif avec celui social et politique, d’autre part.
Sur le plan
juridique :
Ø
Ces textes se contentent d’une simple énumération des tâches, aucune
contrainte, aucun niveau à atteindre.
Ø
Ces textes ne sont pas suivis par d’autres textes, arrêtés ou
circulaires ou même notes de service définissants les taches exactes et les rôles
de chacun, ou clarifiant des sujets se rattachant directement au processus opérationnel
dans les hôpitaux tels que les régimes de prise en charge, ou ceux liés aux modalités
de recouvrement.
Ø
Une concentration de plusieurs directions sous la tutelle d’une seule
direction générale appelée celle des affaires communes, à tel point que les
autres directions, qui étaient attachées au paravent au secrétaire général, se
soumettent dans la réalité par comparaison aux autres directions à cette même direction. Cette situation de
faite délègue une grande partie du pouvoir à une seule personne qui provoque en
conséquence un excès du pouvoir d’une part dû à cette centralisation, et
l’absence de l’autonomie et l’indépendance pour les autres parties.
Sur le plan intéraction des trois systèmes politique,
social et administratif :
L’influence des habitudes de
nominations des responsables sur la base de Loyauté et d'obéissance, qui ont abouti à l’apparition
de deux styles de
leadership « autocrate » et « laisser
faire- laisser aller ». Alors qu’il est temps de s’habituer du nouvel air
de liberté, d’amour à cette patrie, et de priorité donné à l’intérêt général,
et de l’application des principes
constitutionnels, qui stipule dans son article 40 « Le travail est un droit pour chaque
citoyen et citoyenne. L’État prend les mesures nécessaires à sa garantie sur la
base de la compétence et de l’équité ».
Ø Un système politique restant des
années, a influencé les relations sociales et la culture, ce qui a entraîné des
nouvelles valeurs, qui ont envahi l’espace du Ministère, ayant une tendance à l’exploitation du système
de soin pour des intérêts personnels , et qui sont devenues de plus en plus
répondues et légitimes telles que :
L’égoïsme, l’opportunisme, la rétention de
l’information, la négligence des résultats, l'ambiguïté…Alors que pour changer
et avancer, il faut revaloriser cette culture, et travailler sur
l’implémentations des valeurs, qui y existent en nous, et qui font déjà partie
de notre culture. La nouvelle constitution dans son article 15
stipule :
« L’administration publique est au service du citoyen et de
l’intérêt
général. Son organisation et son fonctionnement sont soumis aux
principes de la neutralité, de l’égalité et de la continuité du service
public, et conformément aux règles de la transparence, de l’intégrité,
de l’efficacité, et de la responsabilité ».
En effet la transparence, la neutralité, l’égalité,
l’intégrité, l’efficacité, la satisfaction du citoyen qui est l’usager de ce
service, le patient, la responsabilité, la communication. Ce sont les valeurs
sur lesquelles nous devons travailler pour les instaurer.
Ainsi nous pouvons commencer à corriger et à améliorer
le système de soin malgré les obstacles, parce que nous avons beaucoup de
points forts, alors profitons nous des opportunités.
4 commentaires:
Excellent travail de réflexion qui a mis le doit sur le vrai mal du système de santé en Tunisie
Bravo bonne continuation
bravo pour ces réflexions citoyennes bon courage chapeau bas
La santé, en Tunisie n’offre pas beaucoup d’espaces pour le dialogue et la concertation. Les blogs offrent le moyen de s’exprimer sans être lié par un carcan. Le blog Servir la Tunisie constitue une entreprise citoyenne visant à contribuer, autant que possible à la réforme du système de santé et de ces méthodes de gestion archaïques. Cette action est admirable à plus d’un titre car elle interpelle les divers acteurs dans le système de santé à bouger, à réfléchir et proposer des idées et des solutions. Elle nous invite à ne plus subir et participer à l’édification de notre Tunisie . L’entreprise n’est pas sans embûches car elle serait confronté au dénigrement, aux coups bas. Elle demande beaucoup de courage car Il est difficile de lutter contre ceux qui profitent du système et qui sont là pour se servir et non pour servir. Il ne suffit pas de changer de nom (Ministère de la santé au lieu de Ministère de la santé publique), il faut changer de méthodes de travail. Ce blog fera sûrement des émules, alors bon courage !
Je veux bien vous remercier beaucoup pour vos encouragements.Cette initiative est pour moi une continuité à mon combat tout le long de ma carrière afin d'améliorer le système de soin, sauf qu'actuellement j'explicite mes idées et convictions pour tout le public.Car j'ai besoin de vous pour continuer.Je dois affronter les obstacles et je continue tant que l'objectif est noble.
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