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jeudi 12 février 2015

Santé, Agir pour changer : par quoi commencer ?




Une question, qui préoccupe certainement, les nouveaux responsables du service de la santé publique.
Soit les soins publics, soit la prévention, soit les domaines des recherches et des études, soit les soins privés. Tous, des dossiers sont en situation d’attente, depuis des années pour être revus et restructurés.
Toute personne qui vient de déménager, afin de suivre des projets ou d’établir des nouveaux projets, doit d’abord commencer par  l’organisation ou la réorganisation de sa résidence, ainsi il aura un certain confort, une base harmonieuse, un contexte local favorable, afin d’entamer ces projet en garantissant ainsi un degré de succès.
A mon avis c’est une règle qui doit être utilisée dans l’environnement professionnel.
Les nouveaux responsables de la santé, pour réussir dans leurs projets , et satisfaire les attentes aussi variées sur le plan quantité que sur le plan qualité, ne doivent jamais refaire les fautes de leurs précédents. Pour réussir, ils doivent apprendre à partir des expériences des autres : Qu’est ce qu’ils ont négligé, sur quels points ils se sont concentrés, pourquoi ils ont échoué ?.
D'après moi, ils ont eu une évidence, en croyant  que l’infrastructure  administrative du système du soin est déjà prête, alors, ils ont directement entamé les problèmes du quotidien, sans aucune diagnostique, analyse ou même un recul.  Ils n’ont jamais pu sortir de l’auberge.
En commençant  par une analyse et réorganisation de leur résidence                                ( L’administration centrale ), serait  une préalable.
Cette analyse qui touche à la fois le côté organisation, et les valeurs de cet organisme est une étape inévitable pour faire un commencement de management  afin d’atteindre les objectif et ressentir le  changement.
L’administration centrale est organisée par le décret n° 81-793 du 9 juin 1981, portant organisation des services de l'administration centrale du ministère de la santé publique.
Ce décret a été modifié plusieurs fois dont les plus remarquables le décret n° 2007-3017 du 27 novembre 2007, et le Décret n° 2014-3939 du 24 octobre 2014.
La première modification en 2007 a fait élargir les fonctions et les taches de la Direction de la Tutelle des Hôpitaux, qui est devenue une direction générale des Structures sanitaires publiques. Cette modification a regroupé aussi cinq  autres Directions : la direction des ressources humaines, la direction des affaires financières,  la direction des bâtiments,  la direction de l’équipement,
 la direction de l’organisation, des méthodes et de l’informatique, plus une sous Direction celle du Matériel. Qui sont tous chapeautées par une Direction générale des affaires communes.
En 2014, une autre modification qui est entrée en vigueur, par un décret de complément n°2014-3939 du 24 octobre 2014, qui a créé trois nouvelles unités : Unité de promotion de la santé bucco-dentaire, Unité de coordination des activités des directions régionales, Unité de suivi des établissements publics à caractère non administratif et des entreprises publiques. Un autre décret n°2014-4004 du 30 octobre 2014, portant création d'une unité de gestion par
objectifs pour le développement des capacités professionnelles des personnels de la santé. qui est entré en vigueur aussi.
En faisant une lecture qui n’est pas très approfondie à tous ces textes, on peut signaler  plusieurs remarques :
ü Qu’il soit le texte initial ou celui qui le  modifie, il décrit les tâches  de chaque unité ou direction.
ü Quand il s’agit d’une direction générale ou une direction l’organigramme y existe.
ü Des nouvelles créations qui ne répondent pas à un besoin réel, constations  prouvée par l’absence d’une planification stratégique ou opérationnelle préalable approuvée par la parution des deux textes à un intervalle d’une semaine.
Ce qu’on peut retirer sur le plan réel, et d’après le service fourni, que ces directions et unités n’ont pas accompli la totalité de  leurs missions qui lui sont attribuées. Malgré, que ces unités, directions générales, directions, sous direction, services,  sont souvent gérés par des responsables. Pourquoi alors, nous sommes encore à ce stade  ? .
Plusieurs remarques sont à signaler, se reliant au côté juridique, d’une part, et à l’interaction du système administratif avec celui social et politique, d’autre part.



Sur le plan juridique :

Ø Ces textes se contentent d’une simple énumération des tâches, aucune contrainte, aucun niveau à atteindre.
Ø Ces textes ne sont pas suivis par d’autres textes, arrêtés ou circulaires ou même notes de service définissants les taches exactes et les rôles de chacun, ou clarifiant des sujets se rattachant directement au processus opérationnel dans les hôpitaux tels que les régimes de prise en charge, ou ceux liés aux modalités de recouvrement.
Ø Une concentration de plusieurs directions sous la tutelle d’une seule direction générale appelée celle des affaires communes, à tel point que les autres directions, qui étaient attachées au paravent au secrétaire général, se soumettent dans la réalité par comparaison aux autres directions  à cette même direction. Cette situation de faite délègue une grande partie du pouvoir à une seule personne qui provoque en conséquence un excès du pouvoir d’une part dû à cette centralisation, et l’absence de l’autonomie et l’indépendance pour les autres parties.

Sur le plan intéraction des trois systèmes politique, social et  administratif :

L’influence des habitudes de nominations des responsables sur la base de Loyauté et d'obéissance, qui ont abouti   à l’apparition de deux   styles  de  leadership « autocrate » et « laisser faire- laisser aller ». Alors qu’il est temps de s’habituer du nouvel air de liberté, d’amour à cette patrie, et de priorité donné à l’intérêt général, et de  l’application des principes constitutionnels, qui stipule dans son article 40  « Le travail est un droit pour chaque citoyen et citoyenne. L’État prend les mesures nécessaires à sa garantie sur la base de la compétence et de l’équité ».
Ø Un système politique restant des années, a influencé les relations sociales et la culture, ce qui a entraîné des nouvelles valeurs, qui ont envahi l’espace du Ministère, ayant une tendance à l’exploitation du système de soin pour des intérêts personnels , et qui sont devenues de plus en plus répondues et légitimes telles que :   L’égoïsme,  l’opportunisme, la rétention de l’information, la négligence des résultats, l'ambiguïté…Alors que pour changer et avancer, il faut revaloriser cette culture, et travailler sur l’implémentations des valeurs, qui y existent en nous, et qui font déjà partie de notre culture. La nouvelle constitution dans son article 15 stipule :
« L’administration publique est au service du citoyen et de l’intérêt
général. Son organisation et son fonctionnement sont soumis aux
principes de la neutralité, de l’égalité et de la continuité du service
public, et conformément aux règles de la transparence, de l’intégrité,
de l’efficacité, et de la responsabilité ».
En effet la transparence, la neutralité, l’égalité, l’intégrité, l’efficacité, la satisfaction du citoyen qui est l’usager de ce service, le patient, la responsabilité, la communication. Ce sont les valeurs sur lesquelles nous devons travailler pour les instaurer.
Ainsi nous pouvons commencer à corriger et à améliorer le système de soin malgré les obstacles, parce que nous avons beaucoup de points forts, alors profitons nous des opportunités.










 




4 commentaires:

Unknown a dit…

Excellent travail de réflexion qui a mis le doit sur le vrai mal du système de santé en Tunisie
Bravo bonne continuation

mondher daghfous a dit…

bravo pour ces réflexions citoyennes bon courage chapeau bas

stoufa a dit…

La santé, en Tunisie n’offre pas beaucoup d’espaces pour le dialogue et la concertation. Les blogs offrent le moyen de s’exprimer sans être lié par un carcan. Le blog Servir la Tunisie constitue une entreprise citoyenne visant à contribuer, autant que possible à la réforme du système de santé et de ces méthodes de gestion archaïques. Cette action est admirable à plus d’un titre car elle interpelle les divers acteurs dans le système de santé à bouger, à réfléchir et proposer des idées et des solutions. Elle nous invite à ne plus subir et participer à l’édification de notre Tunisie . L’entreprise n’est pas sans embûches car elle serait confronté au dénigrement, aux coups bas. Elle demande beaucoup de courage car Il est difficile de lutter contre ceux qui profitent du système et qui sont là pour se servir et non pour servir. Il ne suffit pas de changer de nom (Ministère de la santé au lieu de Ministère de la santé publique), il faut changer de méthodes de travail. Ce blog fera sûrement des émules, alors bon courage !

Unknown a dit…

Je veux bien vous remercier beaucoup pour vos encouragements.Cette initiative est pour moi une continuité à mon combat tout le long de ma carrière afin d'améliorer le système de soin, sauf qu'actuellement j'explicite mes idées et convictions pour tout le public.Car j'ai besoin de vous pour continuer.Je dois affronter les obstacles et je continue tant que l'objectif est noble.