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vendredi 27 février 2015

L’impact du GATS sur les Services Nationaux en Tunisie - Santé publique, éducation, Barreau, …. Services menacés !!!


L'accord général sur le commerce des services (AGCS), appelé aussi en anglais  General Agreement on Trade in Services (GATS) qui  constituait l'annexe 1B de l'accord de Marrakech instituant l'organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994.(1)
Cet accord concerne seulement l’échange des produits sous forme des services . Il s'agit alors  d'un accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, qui selon ses promoteurs vise à apporter une utilisation plus efficace des moyens de production en favorisant l'avantage comparatif des pays concernés.
En 1969, la Tunisie a conclu un accord avec la Communauté Européenne faisant bénéficier les marchandises exportées de la Tunisie vers les pays de la communauté de démantèlement tarifaire et d’avantages fiscaux.
En 1976, un nouvel accord plus efficace et bénéfique pour la Tunisie a été conclu. Il a touché le domaine commercial, économique et social.
Une vingtaine d’années plus tard et précisément en 1996, la Tunisie est entrée dans une période transitoire.
La Tunisie a opté pour le partenariat avec l'Union Européenne et l’engagement sur le chemin du développement économique et social, ce qui a poussé la douane à être l’un des mécanismes fondamentaux permettant d’atteindre les objectifs tracés .


1-       www.wto.org/french/docs_f/legal_f/26-gats.pdf:ACCORD GENERAL SUR LE COMMERCE DES SERVICES – 309 annexe IB AGCS
2-       Convention avec la Communauté Européenne – site gouvernemental république Tunisienne – Ministère des Finances – direction générale des douanes.



En sus de sa participation en tant que membre à part entière au GATT depuis 1990, la Tunisie a signé
plusieurs accords commerciaux préférentiels régionaux, avec des pays qui représentent l’essentiel de ses partenaires commerciaux. Le plus important est l’Accord d’association avec l’Union européenne (UE),
instauré le 15 novembre 1995 et ayant pour objectif d’établir une zone de libre-échange (ZLE) pour
les produits manufacturés à l’horizon 2008.
Ainsi la Tunisie et depuis 1994 date l’ AGSC et  1995 date de l’établissement d’une zone de libre échange est entrée dans un processus de libre échange multilatéral de tous les produits Bien et Services.
Cette situation commerciale qui est devenu actuellement une réalité et  a touché tous les services, des détracteurs y voient menace pour l'universalité des services publics.
Notre travail actuel va mettre l’accent sur l’impact de cet accord sur le cas  Tunisien .
La question qui se pose à ce niveau : Quel est l’impact de cet accord GATS sur l’avenir des services en Tunisie ?
Pour répondre à cette question il faut d’abord commencer par démontrer que cet accord comme tout autres accord a fait l’engagement de la Tunisie pour octroyer des opportunités de réussite dans le domaine de l’économie à l’échèle National – I - , cependant, ça était  un point de commencement pour la régression de quelques services nationaux, constituant ainsi des menaces pour ces services –II - 


I – Les opportunités de cet accord aux profit de La Tunisie
La Tunisie comme tout autre Pays cherche toujours à maximiser le bien être pour tous les Tunisiens citoyen, usager de service public, client des société privés.
En effet cet objectif stratégique ne peut être réalisé réellement qu’en maximisant des opportunités d’investissement  liées aux investisseurs Tunisiens, d’une part, et d’autre part chercher d’autres opportunités pour mettre à la disposition des citoyens Tunisiens tout ce qui peut contribuer à leur confort de vie.
1)   Les Opportunités  d’investissements  au profit d’investisseurs Tunisiens.
En signant cet accord L’Etat Tunisiens a créé aux investisseur Tunisiens des possibilités de s’investir dans tous les pays membres et dans une marge très grandes de type de service. En effet  L’article 4 de cet accord définit les catégories de services concernés .
dans cet accord « L'article premier entend définir quels types de fourniture de services sont visés par l'accord. Il décrit 4 vastes catégories (également appelées modes), qui indiquent les différents types de négociation et de législations nationales qui seront affectées (art. 1.2):

les services transfrontaliers, où seul le service franchit la frontière (par ex. un service de traduction en ligne) ;
la consommation à l'étranger (ex. : le tourisme, ou la réparation d'un véhicule à l'étranger) ;     La présence commerciale à l'étranger (ex. : l'établissement d'une succursale) » (3)

Ce qu’on peut déduire de cet accord et des  discussions  qui  y sont  liées entre États membres , tous les services a but lucratif et qui entre en concurrences afin d’engendre un profit, à l’exception des services publics à but non lucratif et qui sont en relation de pouvoir avec l’Etat, peuvent faire l’objet des échanges multilatéraux et libres entre  ces États .

















www.wto.org/french/docs_f/legal_f/26-gats.pdf:ACCORD GENERAL SUR LE COMMERCE DES SERVICES – 309 annexe IB AGCS



Pour ne pas entrer dans une discussion infinie sur la notion du service public, cet article spécifie que les services non concernés sont les services « fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental ». Cela veut dire sont les services à but non commercial et qui ne sont pas en concurrence avec d’autres fournisseurs de services . Autrement dit ces services sont généralement les services traditionnellement  liés à la sécurité de l’Etat comme la police, l’armée, la justice, …) .
On peut ainsi affirmer sur  les services de santé, d’éducation, de consulting, de formation  sont des services objet d’investissements pour les Tunisiens. Même le service de  justice avec les nouvelles techniques d’arbitrage actuelles en expansion est devenu aussi une autre opportunité théorique pour les investisseurs Tunisiens.
Cette opportunité attribuée aux fournisseurs des services, a engendré mutuellement d’autres opportunités aux citoyen Tunisiens afin de bénéficier d’une multitude de service pour avoir un choix libre.


2) Les opportunités aux profits des citoyens Tunisiens
Il faut d’abord préciser que la notion de citoyen est un concept ayant plusieurs sens, et ce selon la nature  du service  dont il bénéficie.
Le citoyen peut être un usager quand il s’oriente vers un service public. Mais il  ne perd pas sa qualification en tant que citoyen qui paye l’impôt pour bénéficier ce service public.
Le citoyen aussi peut être dans d’autres situations, un client quand il s’oriente vers un service qui est géré par un privé pour un profit de gain. Même s’il s’agit d’un service  qui a été monopolisé par l’état comme le service de soin dont le patient est un usager quand il s’oriente vers un établissement public, mais il est encore un client quand il s’oriente vers un établissement privé, parallèlement pour le service de l’éducation national.
Soit citoyen, soit usager, soit client, toutes ces catégories peuvent être réunies dans une seule catégorie de rassemblement à savoir le consommateur.
En effet, le consommateur qui cherche toujours un meilleur produit avec un minimum de  coût  peut se trouver devant une multitude d’offres de service. En concurrence continue.
Ainsi, et avec cette ouverture de notre pays devant l’importation des services. Le consommateur aurait l’avantage de choisir celui qui peut le satisfaire le plus.
Une grande partie des consommateurs Tunisiens ont atteint un niveau de vie confortable, et depuis, ce consommateur est devenu de plus en plus exigeant.
Cherchant ainsi un service plus souple, plus accessible, plus rapide et plus efficace en termes de résultat.
Cependant, et depuis 2008 la Tunisie supposait être en  situation de zone  libre d’échange.
Ouverte vers tous les produits biens et services, on se demande est ce que le peuple tunisien en tant qu’investisseur ou consommateur a pu profiter de ces opportunités ?
Autrement dit, est ce que l’Etat Tunisien avait choisi la stratégie convenable à la Tunisie sur le plan économique et social en faisant partie de cet accord ?
En signant cet accord, la Tunisie était sous un régime non démocrate politiquement, ce choix était un choix qui ne reflète pas réellement la volonté du peuple Tunisien.
Malgré que l’OMC a pris plusieurs considérations a l’avantage des pays en voie de développement comme il a été précisé au préambule de cet accord. Dont l’objectif général de cet accord, consiste en favorisant la croissance économique, en encourageant le développement du commerce du service sur le plan international, en cherchant à faire intervenir les pays en voie de développement dans ce processus. En stipulant quelques mesures   pour les protéger « afin de répondre à des objectifs internationaux ».
II- les menaces engendrées par cet accord 
Cet accord a engendré des menaces importantes qui ont constitué des dysfonctionnements influençant le déroulement et le fonctionnement de l’Etat. En le rendant incapable de maintenir ces engagements en cas de crise économique, sociale, politique ou administratif, d’une part, et d’autres part, ces dysfonctionnements avaient un effet néfaste sur quelques services.

1)   l’Etat est devenu incapable de maintenir ses engagements.

L’Etat est un concept juridique, qui veut dire un rassemblement d’une population dans un territoire bien limité et identifié et qui sont gouvernés par un gouvernement.
Le gouvernement  supposait choisi par la majorité de ce peuple si on est dans un système démocrate.
De ce faite le gouvernement doit faire des choix politiques afin de mener cette population à la prospérité, à la bonne santé et au confort de la vie.
Partant de cette hypothèse du système démocrate, qu’on peut la considérer nulle dans notre cas, par ce que, quand la Tunisie a signé cet accord, nous étions sous le  régime d’un État de Police .
Le gouvernement Tunisiens faisait des choix politique, social, économique ,soit en poursuivant un processus de modernisation historique qui a été déjà adapté par Bourguiba après l’indépendance et voulu par la plupart du peuple, soit en poursuivant un processus imposé par les pays développés à savoir la libéralisation ; c’est à partir de ce contexte que vient l’intronisation de la Tunisie dans cet accord.
Parallèlement, on observait un désengagement politique tendant vers l’amélioration effective des services administratifs et  autres services publics soit géré par l’Etat comme le service de soin, soit géré par le privé comme le tourisme.
Une multitude de dysfonctionnement de ces services qui a été parmi les facteurs de l’explosion du peuple Tunisien qui a fini par le dégagement de ce gouvernement le 14/01/2011. 
Une période de transition qui a duré plus que trois ans avec une administration qui fonctionne sans un engagement politique, sans une vision claire a perturbé le fonctionnement efficace.
Pour  s’assurer de la capacité de notre État, pour assurer ce passage un seul exemple peut nous démontrer cette incapacité à savoir, la moyenne  de deux heurs de  travail   par jour  sur sept  ou huit heurs    d’un seul fonctionnaire d’Etat, résultat trouvé à la suite d’une étude qui a été mené par une association Tunisienne


L’article 9 de l’accord stipule qu’un fournisseur de service pourrait avoir « certaines pratiques commerciales » qui pouvaient limiter    la concurrence.
 l’Etat ne pouvait plus jouer le rôle du contrôleur et peut intervenir en cas de déséquilibre qui peut toucher l’intérêt général.
Suivant les dispositions des articles 19 a 21, l’Etat doit instaurer une politique de libéralisation progressive dans le pays.
Question : est ce que la Tunisie est préparée politiquement, socialement, économiquement et administrativement pour un tel passage ?



Par quel moyen peut l’Etat Tunisien gérer ce passage en assurant une transparence et une prédictibilité accrue des règles et de réglementation pertinente ?.
Est-ce que la transparence est considérée actuellement parmi les valeurs initiale dans l’administration publique et dans le domaine privé ?.

On ne peut pas avancer sans parler des articles 22 et 23 de cet accord, qui stipulent que les éventuels conflits doivent être réglés devant l’Organe de règlement des différents. Ce que veut dire qu’au niveau de ces activités commerciales qui touchent directement le consommateur Tunisien, l’Etat est hors circuit et c’est la loi du plus fort qui va s’appliquer.
La première fois que j’ai entendu parler de l’application du traitement de la nation la plus favorisé, étant donné  je ne suis pas économiste, j’ai cru que cet accord va s’orienter toujours vers un régime privilégié selon les cas. Sauf quand j’ai compris que cette mesure impose une notion d’équité de traitement entre les parties dans le domaine de l’échange, c'est-à-dire au niveau des taxes douanières, des questions qui se sont posées toute de suite : Et la Tunisie, qu’est ce qu’elle va gagner à travers cet accord ? ; Qu’est ce que la Tunisie  attend des Pays qui sont très avancés dans ce domaine ?; Est-ce que l’Etat Tunisien peut il limiter  l’importation  de ces  services  en cas de  danger qui   peut affecter nos fournisseurs nationaux ?    Est-ce que l’Etat Tunisien peut préserver une marge  de concurrence concernant les services publics en comparaison avec le privé en expansion ?.

2)   L’impact néfaste sur l’expansion de quelques services nationaux
Tout d’abord je vais commencer par expliquer qu’est-ce que je veux dire par service national.
Tout service géré par un privé ou par l’Etat, ou par les deux parties ensemble. Ce service est considéré quand il est géré par l’Etat un service public, ayant un objectif pour faire bénéficier tous les citoyens de ce service. Est, considéré quand il est géré par le privé un service commercial à but lucratif. Mais cela n’empêche que les deux parties sont en concurrence continue, et les meilleurs exemples sont les services de soin et d’éducation.
Depuis que la Tunisie a signé cet accord, plusieurs services ont été influencés par l’importation de quelques produits de l’extérieur d’une manière directe ou indirecte.
D’une manière directe, l’ouverture de la possibilité de s’investir en Tunisie dans plusieurs domaine de service lié à l’administration, la gestion, les conflits, l’économie, la comptabilité, les finances.   En installant des sociétés étrangères spécialistes dans le domaine du consulting, cela ,a  porté atteinte à quelques  instances professionnels comme le barreau ( les avocats ) . En effet une grande partie des taches qui auraient dues effectuées par les avocats Tunisiens, spécifiquement dans les domaines de consulting juridique, ciblées par les sociétés étrangères installées enTunisie ont été capturées par ces sociétés de consulting. Ce qui a provoqué une attitude de rejet de la part de ce corps qui a déjà des difficultés de bon fonctionnement, avec des problèmes de conflits historique  de compétences avec d’autres professions , société et disciplines nationaux.
Les nouvelles sociétés Tunisiennes,  d’instauration des systèmes de management par la qualité, spécialisées dans les domaines des services comme le Tourisme ou le soin. Ces sociétés trouvent des difficultés pour se lancer dans le marché Tunisien, afin d’avoir surtout des contrats de préparation à l’accréditation. Les établissement privés Tunisiens ont tendance toujours à la recherche des sociétés d’encadrement européenne par ce qu’il n’y avait pas en Tunisie une instance autorisée pour les  accréditer par la certification ISO  . Actuellement L’INAS (Instance nationale d’accréditation  de  santé)  est habilité à cette mission cependant une orientation vers les étrangers est toujours mise en valeurs. Cet accord a accentué cette difficulté et a augmenté leurs contraintes.
D’une manière indirecte, l’ouverture sur des services étrangers, et le droit de fournir et de déléguer   aux investisseurs étrangers, sont  des facteurs qui ont contribué   à l’émergence d’organismes privés  dans des domaines publics .- la notion de public dans ce cadre veut dire un service adressé aux publics et non pas géré par les Établissements  publics -   . En effet les investisseurs Tunisiens qui rêvent à des projets qui coûtent énormément chers ont trouvé l’occasion pour chercher des investisseurs étrangers afin de d’accomplir leurs rêves.
Le meilleurs exemple à ce niveau est le service de soin, en effet depuis la dernière décennie, la Tunisie a vécu une expansion d’établissement privé destiné pour les soins, dans toutes les spécialités, équipés par un matériels très avancés , par un  personnel hautement qualifié  géré par des compétences  ayant des formations en management et en  leadership.
Cette situation a provoqué une régression du service de soins géré par les Établissements publics.
Certes, cette régression n’est pas directement liée à l’émergence de cet établissement privé, le rôle de la concurrence illégitime a poussé vers la fuite des malades solvables vers le privé.
  Cette illégitimité qui caractérise ces deux catégories d’organismes, privés publics, et qui touche la cause de leurs création et l’existence de chacune d’elle :
·      Objectif de création totalement différent, les organismes privés à but lucratif, les organismes public intérêt général.
·      Bâtiment et instruction amortis pour les publics, contrairement le privé bénéficie d’une infrastructure d’immeuble neuves, bien entretenue et bien adaptée aux procédures.
·      Les organismes privés disposent d’un matériel très sophistiqué et efficace, contrairement aux organismes publics qui souffrent d’une lacune, de mauvais entretien, de la non adaptation de la nouvelle technologie biologique, chimique…
·      Un personnel sélectionné sur la base objective de compétence et de qualification, mobilisé et motivé  et destiné pour avoir une formation continue de la part du privés, tandis que, les Hôpitaux déjà soufrant d’un système des ressources humaines de la fonction publique  classique, bureaucrate, géré par les principes de loyauté, du secret professionnel, de la réserve d’obligation, subissant actuellement  les conséquence de la révolution qui se traduit par le chaos, la décroissance.
·      Des procédures influencés par le système de management par la qualité, dans les organismes privés en vu de satisfaire le consommateur pour une attraction maximum, en contre partie on remarque une négligence aux procédures d’enregistrent, un amour à la Possession de l'information.
Ce sont tous des facteurs qui expliquent le choix obligatoire du consommateur de s’orienter vers le privé.
Le choix de l’expansion du service privé a été encouragé par l’Etat,
 à travers sa politique  même  dans le domaine de l’assurance maladie. Quand l’Etat ne serait pas exigent et ne prend aucune mesures  à l’encontre de  ces entreprises, à l’instar d’autres quand elles décident de se situer en position d’insolvabilité vis-à-vis la CNAM (Caisse nationale d’assurance maladie). En même temps  cette dernière décide de sanctionner ses affiliés qui ont dépassé  leur plafond et  qui ne l’ont pas remboursé pour être transféré au secteur public ????
Espérant à partir aujourd’hui , que  la Tunisie  qui est entrée dans un processus de démocratisation démontré par la réussite des élections, s’oriente vers des choix économiques et commerciaux qui peuvent aider à la prospérité et la satisfaction de cette population.
Est-ce que l’orientation vers des accords avec  le Maghreb Arabe ou l’Afrique sera une solution efficace ?
Références bibliographique
CAPC
Travail en cours
No. 53
Janvier 2007
Centre Africain de Politique Commerciale
CAPC
Commission économique
pour l’Afrique
COMMERCE ET STRATÉGIES
DE DÉVELOPPEMENT:
LE CAS TUNISIEN
Mahmoud BEN ROMDHANE
CAPC
Travail en cours
No. 53
Janvier 2007
Centre Africain de Politique Commerciale

Article sur l’Accord général sur le commerce des services- Wiki pidia  L’encyclopédie libre
www.wto.org/french/docs_f/legal_f/26-gats.pdf:ACCORD GENERAL SUR LE COMMERCE DES SERVICES – 309 annexe IB AGCS

www.wto.org/french/tratop_f/serv_f/gsintr_f.doc
L'Accord général sur le commerce des services (AGCS) 29 :03 :2006

ACCORD DU CYCLE D'URUGUAY
Accord Général sur le Commerce des Services : Organisation mondiale du commerce 2014
(Article I — XXVI) – Organisation mondiale du Commerce : textes juridique
Convention avec la Communauté Européenne – site gouvernemental république Tunisienne – Ministère des Finances – direction générale des douanes.




















متى ستنهض الإدارة من سُباتها؟

ما يجلب انتباهي عند ما يلاحظ أحدهم أن هناك مسؤول إداري مرتشي، أو أساء التصرف عن  قصد، أو هناك من يحاول أن يحمي بعض الجهات المُسيئة للصالح العام، و التي تعمل على قضاء مصالحها الخاصة. هو الموقف الرسمي للإدارة  الذي يندد في كل الحالات بهذه التصريحات، ويلتجئ في حالات أخرى للقضاء ضد من صرح بهذه الأقوال، و العمل على معرفة الجهة التي أعطت المعلومات أو الوثائق و الحجج  . والغريب في الأمر أن الإدارة لا تكلف نفسها بالتثبت فيما قيل و تقف في أغلب الأحيان محامية للدفاع عن هؤلاء الأشخاص .
إن هذه العادات و الممارسات ليست إلا  عادات ارتبطت بمنطق الإدارة التي هي أداة  لتنفيذ السلطة العامة في إطار دولة البوليس بالمعنى النظري و السياسي للكلمة - لآأعني بذلك وزارة الداخلية أو الأمن ـ. وإن هذه المواقف و التصرفات تجعلنا نستخلص أن إدارتنا إلى غاية هذا اليوم ليست واعية بالتطورات السياسية الحاصلة و بهذا الانتقال من أجل إرساء مبادئ دولة سيادة الشعب.
وإن هذا التصرف ليس إلا جريا وراء تطبيق الفصل 7 من القانون الأساسي للوظيفة الععمومية
ـ إن كل عون عمومي ملزم بكتمان السر المهني في كل ما يتعلق بالوقائع والمعلومات التي تصل لعلمه أثناء ممارسة وظيفته
أو بمناسبة مباشرة مهامه و كل اختلاس أو إحالة للغير لأوراق المصلحة أو وثائقها محجرا تحجيرا باتا إذا كان مخالفا للتراتيب.
إن هذا النص الذي يحتوي في طياته نبرات التهديد والقوة( كل عون عمومي ملزم، محجرا تحجيرا باتا) حتى أنه جعل الموظف العمومي، عبر السنين، مجرد منفذ لتعليمات الرؤساء المباشرين.نازعة عنه هكذا صفة المبادرة، النقد  أو حتى الملاحظة.
فإن تمكن الموظف للوثائق تضبطه تراتيب وإجراءات خيّطها وطرّزها النظام السابق حسب رغبته وإتجاهاته. وإننا نلاحظ عدم ذكر المشرع في هذا النص للمصلحة العامة من جهة، وتأكيده من جهة أخرى، على الترخيص المسبق لإعطاء المعلومة.
إضافة إلى ذلك فقد غدا هذا المبدأ (كتمان السر) متلاقيا مع مبدأ (واجب التحفظ) مُغذيا  للقيمة السلبية المتمثلة في عدم قبول النقد حتى أصبحت الإدارة تضع نفسها موضع الغير المخطئ والصحيح دون جدل .
إن هذه الوضعية ازدادت استفحالا باعبارها أصبحت حاجزا و سدا منيعا أمام جميع الأساليب الحديثة للتصرف و المرتكزة على التقييم، والتقييم الذاتي من خلال كشف الأخطاء و الأسباب الحقيقة لها.
إن هذا النوع من  الفصول أصبح لا جدوى له و لا قيمة له فهو يتعارض في جوهره و في منطقه مع روح دولة سيادة الشعب التي ترتكز على احترام قيم حرية الرأي والتعبير والفكر والإعلام والنشر  من جهة والمصلحة العامة للبلاد من جهة أخرى.
فهي نصوص تتعارض في جوهرها وروحها مع نصوص الدستور من 31 إلى 33 ـ لا يجوز ممارسة رقابة مسبقة على هذه الحريات- تضمن الدولة الحق في الاعلام و الحق في النفاذ إلى المعلومة- حرية الرأي و الفكر والتعبير والاعلام والنشر مضمونة-
فالإدارة التونسية مطالبة أن تحترم الدستور وأن تعمل على أساس مبادئ الدستور وليس على أساس الشكليات والإجراءات والتراتيب والتحجير دون اعتبار الجدوى من كل ذلك. فقد يجدر بالإدارة عند نقد أحد موظفيها، أو التشكيك في جهات معينة منها  أو التحدث عن الاختلاس أو الرشوة ، أو تجاوز السلطة، أو استغلال سلطة أن تفتح تحقيقا على أساس المساس بالمصلحة العامة أو بالحقوق الفردية مثلما ينص عليه الدستور، عوض الجري  وراء من اختلس الوثائق أو سرب معلومات، وهي حقوق أصبحت مضمنة بالدستور، وترك الأمور على ما هي  دون أي اهتمام بجدوى ما قيل أو حتى متسائلة لماذا سُربت الوثائق وأعطيت المعلومات.
فمتى ستستفيق هذه الإدارة؟



lundi 23 février 2015

تقييم الوضع من خلال تجربتي الخاصة


شغفي بالمعرفة و بتطوير زادي العلمي لا حدود لهما، حيث أنني منذ أن قمت بالدورة التكوينية للمديرين سنة 2008 بالمدرسة الوطنية للإدارة، واكتسبت منذ ذاك الحين معرفة جديدة بالنسبة لي، متمثلة في آليات  التصرف الحديثة .
قررت من حينها أن أبحث عن تكوين مستمر في هذا الميدان بقطاع الصحة        و سجلت بكلية الطب، أين أتممت بنجاح ماستير جودة  الخدمات الصحية           و أساليب التصرف الحديثة  
و حرصت منذ ذلك الحين على تكثيف الحضور في الملتقيات العلمية و الدورات التكوينية حسب ما توفره الفرص " فنون القيادة- تنمية الذات البشرية-تضارب المصالح في قطاع الصحة-تنمية القدرات الذاتية و تقييمها – كيفية ضبط الإجراءات داخل المؤسسة  و توثيقها من أجل تحسينها - السلامة المهنية وارتباطها بالمسؤولية الإدارية       و طرق تطويرها، الحريف وآليات الإنصات و التواصل...
واكتشفت أن هناك عزيمة و تحفيز داخلي يدفعاني دائما إلى استغلال الربط بين اختصاصي الأصلي : كأخصائية في القانون الإداري، واختصاصي الجديد : التصرف حسب الجودة مع الخبرة البسيطة التي إكتسبتها في القطاع الإستشفائي الصحي من أجل خدمة الصالح العام والمواطن.
و من هذا المنطلق فإني أقوم ببعض التحاليل، الانطباعات، لمقالات...  ونشرها على هذا الموقع،  محاولة بذلك المساهمة في تحسين خدمات المرفق العمومي، بصفة عامة والمرفق الصحي بصفة خاصة.
إن هذه العزيمة و هذا الحافز مصدرهما القيم و المبادئ الراسخة في شخصيتي و إني كإدارية أصبحت أشعر بالاغتراب، في بلدي الذي أحببته، داخل الإدارة. إذ أن القيم و المبادئ المنتشرة في الإدارة في يومنا هذا أصبحت و للأسف الشديد قيم سلبية تأثرت بالمنظومة السياسية قبل الثورة.
إن الإدارة في هذا اليوم في حاجة للمراجعة على جميع المستويات.          فهل   للسياسيين الذين يحكمون هذا البلد في يومنا هذا العزيمة، الإرادة ، الجرأة والقدرة على تقييم الوضع واتخاذ التدابير اللازمة لتغيير الوضع؟ 
و إنني سوف أبدأ بنشر قصتي مع وزارة الصحة و معاناتي مع الإدارة من أجل نضالي لتقييم منظومة الصحة وإرساء مبدأ الشفافية في الإدارة.
فالمنظومة القديمة للأسف لا تزال متمركزة و متواصلة مدافعة على امتيازاتها، متصدية بكل قوة لكل من يحاول التغيير وإرساء الشفافية 


mercredi 18 février 2015

Le capital Humain est la clef de notre réussite



En faisant une analyse de cause approfondie, nous pouvons nous rendons compte que la majorité des problèmes observés ne sont  pas reliés à des causes de manques de moyens, mais sont plutôt  les résultats des causes liées à une mauvaise  gestion. Effectivement, Comme le dit les "qualiticiens", c’est  au niveau du  processus de transformation que se trouve la solution , il faut alors agir sur la manière de gérer .
Nous avons les moyens disponibles, les moyens de bord sur le plan infrastructure , matériels et ressources humaines, Le problème c’est la mauvaise utilisation de ces moyens , y a-t-il actuellement un résultat ?.  Absolument, l’administration, comme le dit les politiciens, a assuré la continuité du service public , mais à quel prix et à quel niveau de qualité ?….
Que faut-il- faire, alors ? Face à ce grand problème aussi compliqué,
aussi impliqué, aussi implanté grâce à la pression des groupes  implantés qui ont des grands  intérêts personnels.
La  Question la plus pertinente serait, sur quel moyen devrons nous agir vu les circonstances actuelles sur le plan économique, social que culturel ?.
L’être humain est notre capital principal, la motivation et la mobilisation  de ce personnel sont des axes d’orientation primordiales.
Étant donné qu’ à partir d’une diagnostique basée sur des constats simples de la réalité, suite aux réclamations répétées et verbales des usagers du service de soin, du personnel de la santé au niveau des hôpitaux et  au niveau de l’administration centrale…Nous pouvons les résumer en trois points essentiels :
·      Malade frustré, exposé à des risques énormes, commençant à perdre sa  confiance dans le service de soins public.
·      Personnel stressé, perturbé, égaré, non motivé, non mobilisé.
·      Administration centrale consciente des vrais problèmes mais incapable de changer.

La situation actuelle est très difficile, un personnel, dont une grande partie  s’est habituée, malheureusement de revendiquer leurs droits     ( des demandes qui sont légitimes et légales),  mais, sans se rendre compte de leurs obligations envers l’Etat. Une situation qui s’est beaucoup aggravée dans un contexte d’une faiblesse de l’administration, traduit par le manque de compétence et de qualification des gestionnaire d’une part, et l’envahissement des valeurs de négligence et de la peur d’autre part.
S’orienter vers un nouveau style de gestion serait inévitable actuellement !.
Un Pilotage efficace et performant  d’une structure, touche son organisation, ses valeurs et sa mission, en se basant sur ce qui est existant : les structures, les ressources humaines et matériels, les procédés( textes juridiques, manuels de procédures ..), afin d’atteindre un objectif stratégique à savoir la satisfaction des usagers de ce service, dans un cadre d’intérêt général.En effet la constitution stipule  :
Article 15
L’administration publique est au service du citoyen et de l’intérêt
général. Son organisation et son fonctionnement sont soumis aux
principes de la neutralité, de l’égalité et de la continuité du service
public, et conformément aux règles de la transparence, de l’intégrité,
de l’efficacité, et de la responsabilité.
Article 38 – paragraphe deux
L’État assure à tout citoyen la prévention et les soins de santé et fournit les moyens nécessaires pour garantir la sécurité et la qualité des services de santé.
Il est donc clair à partir de la constitution Tunisienne, qu’une gestion par la qualité, est une obligation légale. Un service de qualité est défit vis-à-vis du consommateur, citoyen ou usager, en tant qu’un  service qui lui est délivré et qui répond à ses besoins et attentes.
Un service de qualité peut aussi être défini en tant qu’un ensemble d’aptitude, de méthodes, de procédures, d’outil, utilisés par des personnes qualifiées ayant l’aptitude et les capacités, travaillant en équipe afin d’atteindre leur objectif.

La satisfaction du citoyen usager, est l’objectif stratégique, qui ne peut pas être atteint, sans une satisfaction préalable du citoyen fonctionnaire dans le cadre des droits et des obligations.
La capacité pour mobiliser les ressources humaines, l’implication du personnel, sont des objectifs spécifiques sur lesquels nous devons travailler pour atteindre notre objectif stratégique stipulé dans la constitution :  « L’administration publique est au service du citoyen et de l’intérêt général ».
Nous avons l’infrastructure en bâtiment et en équipement, le matériel, les ressources Humaines, la loi (la constitution).

       Si nous fixons cet axe d’orientation : Les organismes publics de santé sont des Établissements gérés par un personnel mobilisé.
       ce personnel comprend évidement, le pilotage ,les  corps: médical, paramédical, juxta-médical, administratif et ouvrier.
Un tel objectif, ne peut réussir que s’il  touche  tous le personnels acteurs dans tous les processus de la structure (Management, Opérationnel et support).C’est dans le cadre des principes de  l’égalité, de la neutralité et de la responsabilité, conformément aux règles de la transparence, de l’intégrité,de l’efficacité que tout le personnel doit être géré (Article15 CT)
Quelle est la méthode? et comment pouvons nous y parvenir pour installer ce système?.
Matériel et Méthode
Le modèle systémique de la Gestion des Ressources Humaines est un outil de planification des ressources humaine.
C’est un modèle se basant sur une analyse environnementale, interne et externe de l’organisation. Cette analyse qui devrait se faire en première étape, nous aide à élaborer notre processus de transformation. Les principaux axes sur lesquels est basé ce processus sont :
*l’identifiant de nos ressources : nombres, spécialité, qualification, niveau culturel en comparaison avec les tâches à accomplir, les organigrammes, les responsables..
* la fixation des objectifs, tels que : un style de leadership démocratique est instauré ; Tâches  exécutées, Fonctionnaire motivé, mobilisé et satisfait…
*La révision et la clarification de toutes les activités liées à la gestion des ressources humaines, telles que :
§  Planification des effectifs
§  Analyse des emplois
§  Évaluation des emplois
§  Rémunération direct
§  Avantage sociaux
§  Recrutements
§  Sélection
§  Évaluation du social
§  Évaluation de la performance
§  Formation
§  Gestion des carrières
§  Rapports collectifs
§  Contrats de travail
§  Gestion des temps
§  Santé et sécurité
§  Motivation leadership
§  Communication
§  Gestion de l’équité
§  Gestion de la discipline
§  Gestion du stress
§  Etc………
Une interaction continue basée sur la rétroaction et le réajustement entre les différents étapes, est la clef de l’efficacité et la performance de ce processus.
Si nous essayons d’appliquer ce modèle, Qu’est-ce que nous pourrons en conclure  ?.
Résultats
Nous allons essayer de faire une petite analyse de la situation actuelle, d’une part, et de la situation désirée d’autre part.
1-Analyse de la situation actuelle.
Sous l’influence de l’environnement politique au cours de ces dernières années, le système administratif a favorisé l’émergence de deux styles de leadership qui ont envahis les OPS( Les organismes Publics de Santé ):
Ø Le style autocratique.
Ø Le style « laisser faire, laisser aller ».
Le premier style a caractérisé le système, tout le long des dernières années, puisqu’il était le résultat inévitable d’un régime politique autocrate tel que celui qui a gouverné la Tunisie ces dernières années. Il va de soi qu’après la révolution, l’influence  du style « laisser faire laisser aller » serait une conséquence logique.    ( cette idée est bien présentée dans mon article chute des services de soin publics : pourquoi ?).
Quel est alors l’impact du style existant sur l’organisme ?:
Ø L’implémentation des valeurs de La négligence, les intérêts personnels, la peur, l’obscurité, l’ambiguïté, l’infidélité, l’égoïsme etc…,
Ø La négligence du processus du management dans sa globalité classique: Planification, Direction et coordination, contrôle, évaluation et action,
Ø La négligence de l’organisation du travail,
Ø La disparition des habitudes de  répartition des tâches,
Ø La négligence de la formation du personnel,
Ø L’absence de méthodes et d’outil d’évaluation du service de soin,
Ø L’absence des méthodes de résolution des problèmes et d’amélioration continue du service de travail,
Ø La négligence de la notion du travail en groupe
Auparavant ( avant janvier 2011) l’administration se présentait en tant qu’autorité d’interdiction et d’abstention. Actuellement l’administration se présentait en tant que partie faible, n’ayant pas les capacités nécessaires soit, pour résoudre les problèmes, soit pour motiver les fonctionnaires pour l’intérêt général ou l’intérêt du patient ou même pour l’intérêt du personnel.
Ce vide a donné l’occasion à l’émergence des nouveaux groupes. Soit des groupes formels tels que les groupes représentants les syndicats. Travaillant afin de protéger les intérêts des personnels dans toutes les catégories. Soit des groupes informels crées spontanément afin de protéger leurs acquisitions, et leurs intérêts individuels. C’est un besoin naturel qui s’est comblé dans des circonstances politique, administratif, social et culturel tel que défini par le contexte :
*Des groupes liés à une personne physique suite à des besoins d’affiliation, d’identification, de sécurité, d’estime, de pouvoir, de coopération, de comparaison etc…
*Des groupes qui joignent d’autres groupes ; soit, pour des raisons de similitudes des attitudes et d’expériences comme le dit le dicton « Qui se ressemblent s’assemblent » ; Soit, pour des raisons de compatibilité ; Soit, pour des raisons de possibilité d’interaction, etc…
Ces groupes ont eu beaucoup d’influence dans les structures hospitalières, leurs impression est devenue tellement forte, grâce à leur solidarité, qu’ils constituent actuellement une vraie résistance au changement. Une résistance qui se manifeste en plusieurs façades et manières telles que : Les rumeurs, les gains engendrés à partir des situations conflictuelles, le conformisme, le respect à la discipline de groupe, la propagation de la peur, l’audace.
Face à cette situation actuelle que désirons nous ?
2-Analyse de la situation désirée
Ce qui est désiré bien évidement c’est d’instaurer un style de leadership démocratique d’une part, des habitudes de travail en groupes afin d’améliorer le service, d’autre part.
a-   Un style de leadership démocratique
Le style démocratique  devrait englober plusieurs autres styles tels que :
Ø Le style engagé: c’est Le dynamisme et l’engagement, qui ne peut être implémenter qu’ à partir d’une volonté politique engagée, afin de changer. En respectant la constitution actuelle et travaillant dans son cadre d’intérêt général et du respect de la dignité du fonctionnaire , de la protection effective des responsable tel que stipulé par l’Article 9 « L'agent public a droit, conformément aux textes en vigueur, à une protection contre les menaces, outrages, injures ou diffamations dont il peut être l'objet. L'administration est tenue de protéger l'agent public contre les menaces et attaques de quelque nature que ce soit dont il peut être l'objet à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et de réparer, s’il y a lieu, le préjudice qui en est résulté »..  .
Ø Le style participatif: c’est le responsable immergé dans son équipe, et non pas en le regardant du haut vers le bas, en se croyant qu’il est le meilleur, le plus qualifié, le plus compétent .C’est le responsable orchestre, qui coordonne, qui écoute, qui dirige en mettant en valeur tout ce qui est proposé par l’équipe. En évitant l’image du responsable Directeur, qui domine par ce qu’il est simplement le directeur.
Ø Le style organisateur : Tout responsable doit maîtriser le processus management. Anticipe, prépare, organise, fournit les moyens. Il est préférable de mettre en place une démarche qualité se basant sur la résolution des problèmes et l’amélioration continue du service de soin à travers le travail de groupe.
Ø Le style diplomate: C’est l’homme de l’art et du compromis. C’est le manager qui a des capacités énormes d’adaptation selon le contexte, seulement pour l’intérêt général et la satisfaction du citoyen fonctionnaire d’abord, puis usager. Beaucoup de managers en Tunisie ont une grande capacité d’adaptation mais malheureusement pour leur stabilité personnel dans leurs places sans donner de l’importance à l’intérêt général ou à celui du citoyen.
Un tel manager ou un tel leader, va avoir nécessairement un grand impact positif sur la structure sanitaire à savoir :
Ø Développer une vision stratégique: objectif, moyen, étapes, obstacles.
Ø Diffuser de l’optimisme et de l’enthousiasme : Le bon exemple et le charisme.
Ø Faire preuve d’anticipation : l’intelligence instinctive c’est la capacité à prévoir la réalité.
Ø Savoir écouter et diffuser l’information : L’instauration de l’écoute systémique du citoyen ( usager, patient, accompagnant, visiteur..), des fournisseurs , des collaborateurs, des supérieurs.
Ø Faire preuve de fierté et d’humilité à la fois.
Ø Savoir maîtriser la prise de décision.
Ø Instaurer les outils de communication.
Ø Instaurer les méthodes de travail.
Ø Instaurer les outils d’évaluation de la qualité de soins.
Ø Instaurer les groupes de travail pour l’amélioration de la qualité.
Ø Instaurer des Groupes de travail pour la résolution des problèmes
Ø L’émergence des valeurs motivante: la clarté et la transparence, l’honnêteté, l’intégrité,  la fidélité à l’hôpital, le sentiment de l’appartenance et de l’identification à l’établissement, le respect mutuel, le sens de la responsabilité, l’audace, l’initiative,  etc… 
b-   Avoir l’habitude de travail en groupe

Ces groupes peuvent être : formel, informel, fermé ou ouvert , de travail ou de diagnostic. Les groupes formels existent déjà et stipulés par les textes, sous différents formes: conseil, tel que les conseils d’administration au niveau des EPS, ou les conseils d’établissement dans les EPA,  comité, tel que  comité médicales (EPA), etc.. Qui sont généralement des groupes de travail fermés, puisque les membres sont fixés par les textes.
      Par contre les groupes de travail informels, sont généralement,  des groupes  de travail, de diagnostic, de proposition, d’évaluation et de résolution des problèmes. Malheureusement nos structures actuellement souffrent de cette lacune, à cause de l’absence d’un processus management complet.
 Les taches des groupes sont multiples: amélioration de la qualité à travers les différentes approches  ( comparaison, problèmes, indicateurs, processus), étude, communication ,analyse , évaluation, etc…
Quel serait leur impact sur l’organisme ?
Ø Le fonctionnement général d’une organisation .
Ø Les communications
Ø Une soupape de sécurité
Ø Le contrôle
Ø La stabilité 
Ø L’échange d’idée, Brainstorming
Ø Répartition des taches en fonction des compétences
Ø + facile de demander de l’aide aux autres
Ø Effet de groupe : l’efficacité du groupe est supérieure a la somme des efficacités individuelles
Ø Effet de motivation : on est obligé de donner le meilleur de soi pour les autres  .
Ø Rapidité de l’exécution du travail grâce à l’harmonie entre les membres .
 Conclusion
L’implication du personnel est un facteur primordial pour réussir cette nouvelle orientation stratégique.
Pour atteindre cet objectif , il faut d’abord installer le 0 mépris  avant de penser au 0 panne,0 délai,0 défaut,0 stock,0 papier …
       Pour avoir un personnel mobilisé plusieurs axes d’amélioration sont recommandés :
recommandations
       Une  volonté politique est nécessaire pour réussir cette stratégie.
       L’engagement de la direction centrale
       Établir des critères de nomination des directeurs des hôpitaux basés sur des principes de compétences et du charisme.
       Soumettre la nomination des postes de directeurs à un concours .
       Les membres jury des commissions de concours doivent être hautement qualifiés ,objectifs, neutre, intègre, multidisciplinaires, équitables, et non aucune liaison personnelle avec les candidats.
       Plan d’action de nomination des postes des directeurs.
       Encourager toute les formations, les séminaires, les colloques et les congrès qui concernent le management par la qualité et le leadership en les faisant bénéficier  des congés exceptionnels,  en facilitant les obstacles de paiement.
Actuellement nous avons besoins des leaders qui :
Ø Formulent le développement de l’action.
Ø Inspirent la confiance.
Ø Comprennent leur environnement.
Ø Célèbrent la cohésion du groupe.
Ø Gèrent leurs collaborateurs.
Ø Comparent et innovent.
Ø Développent le retour d’expériences et l’amélioration continue.
Ø Individualisent les objectifs (la souplesse de la Gestion Budgétaire par Objectif).
Ø Accompagnent  le changement.
Ø Assurent le développement des collaborateurs.
Ø Associent les collaborateurs à la stratégie.
Ø Développent la coopération: La transmission de l’information à travers les NTIC.
Pour instaurer tout ce système, il faut  préparer le cadre juridique.
Un changement au niveau des textes réglementaires serait une nécessité, tels que :
üRéviser le statut de la fonction publique : Deux aspects essentiels, qui ont été toujours négligé, qui doivent faire l’objet d’une révision à savoir l’aspect motivation et mobilisation du personnel public, et l’aspect évaluation de la rentabilité et de la performance. Nous avons besoins d’incorporer légalement les nouvelles méthodes et outils d’évaluation.
             ü  Réviser les tâches des directeur pour leur donner une marge d’autonomie dans leur gestion au niveau de tous les OPS(EPA ,EPS).Une gestion axée sur les résultats ( budget, objectif, indicateur) parait indispensable, en s’éloignant ainsi, de la bureaucratie qui diffère, le bon gestionnaire de l’autre, sur la base de la bonne application des procédures financière sans donner de l’importance aux résultats. La gestion axée sur les résultat dans le cadre de la transparence et de la responsabilisassions, est une action nécessaire afin de bien mobiliser le personnel (Pouvoir de motivation et de mobilisation et pouvoir de discipline), conformément à l’article 14 de la constitution qui stipule que «  L’Etat s’engage à renforcer la décentralisation et à l’appliquer sur l’ensemble du territoire national, dans le respect de l’unité de l’Etat.. »